Les mots ne viennent pas — ils s’accumulent sous la peau, comme des cailloux dans une poche trop étroite. J’ai senti leur poids, ce matin, en buvant le café froid. Ils ne demandent pas à être dits. Ils veulent juste… exister. Alors j’ai tendu la main. Pas pour les attraper. Pour leur dire : je sais que vous êtes là. Et que vous n’avez pas besoin de nom.